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Les archives de gravures commentées
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Les gravures commentées sont classées par ordre alphabétique d'artiste, vous pouvez cliquer sur les lettres de l'alphabet ci-dessus pour accédéer aux commentaires
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G comme
F. Goya
Le sommeil de la raison engendre les monstres

Réalisée entre 1793 et 1798, la série des Caprices a été éditée pour la première fois en 1799 : en 80 planches, Goya développe une violente satire humaine et sociale à travers laquelle il entend dénoncer les travers et les vices communs à tous les hommes. Les Caprices sont autant une satire qu'un miroir des profondeurs de l'inconscient : de nombreuses planches laissent en effet entrevoir des abîmes de l'âme qui dépassent de loin les conventions habituelles de la satire sociale. La vie, la mort, l'amour, la sexualité, la cupidité, la vanité, la sottise, la cruauté, ... prennent dans les Caprices une dimension dont Goya lui-même percevait sans doute la violence : dans l'introduction au recueil et dans les légendes de ses images, l'auteur s'évertue à mettre en évidence leur portée moralisatrice. Goya fit retirer les Caprices de la vente après quelques jours : pour éviter les foudres de l'inquisition, Goya offrit habilement les planches et les exemplaires restants à la Chalcographie royale.
Le sommeil de la raison engendre les monstres
C'est la légende de la gravure de Goya extraite de la série "Los Caprichos" (Les Caprices, 1799). La taille de la gravure à l'eau forte et aquatinte est 207/145mm.
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M comme
Joan Miro (1893 - 1983)
La courtisane grotesque (1974)

Eau forte et aquatinte sur papier 335*450 mm
Ces 15 grandes compositions imprimées en couleurs, sont placées en doubles pages dans le texte satirique d'Adrien de Montluc de 1620, édité par Illiazd en 1974.
"...Aquafortiste, Miro est plus profond, plus mystérieux. Il interroge le cuivre avec les moyens propres du graveur, sans essayer d'y transposer les découvertes du pinceau ou du crayon. Entre ses mains, la pointe et le burin deviennent des instruments d'investigation poétique d'une amplitude et d'une actuité sans égales. Son invention débordante se retrouve aussi au niveau des techniques qu'il enrichit sans cesse de nouvelles trouvailles, de nouveaux instruments et de nouvelles matières. Il joue aussi bien d'un clou, d'un morceau de grillage, de tout ce qui lui tombe sous la main, et de sa main elle-même, dont une planche à gardé l'empreinte. Mais sa virtuosité ne l'égare jamais, ses prouesses techniques ne lui font jamais perdre de vue l'objet, poétique par excellence, de sa création. Les caractères mêmes de de l'eau forte déterminent les singularités des planches. Le climat est plus tragique, l'humour plus âpre, l'imagination plus cruelle." Album Maeght 1956.
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P comme
Picasso
Les trois amies (1927)

Le thème du trio a souvent retenu Picasso, dans cette gravure dite des trois amies, il représente 3 femmes, une de face à l'arrière plan, une de profil et une de dos, au centre de la gravure on retrouve un noyau formé par les mains des 3 femmes, qui symbolise leur lien affectif, la femme de droite a posé son coude sur l'épaule de celle du milieu, et celle du milieu entour le cou de celle de droite. Cette gravure est la plus grande exécutée sur le thème du trio ( 41,4cm / 29,8cm). Picasso avec sa pointe a dessiné au trait, sans tailles et contre-tailles des lignes d'un seul jet, sans repentir et a constitué un ensemble harmonieux et très équilibré. Les femmes monumentales des années 21/25 sont révolues. Leurs corps et leurs attitudes sont devenus plus naturels et plus chaleureux et annoncent ceux du Chef-d'oeuvre inconnu.
On peut voir bien sûr des défauts de proportion dans les corps, surtout la femme de droite qui a un dos immenses et de toutes petites jambes, mais cela ne nuit en rien à la lecture de l'oeuvre, qui se fait plus par la conversation des lignes que par l'exactitude des proportions.
L'épreuve reproduite ci-dessus est une épreuve du premier état (sachant qu'il y en a eu 2) elle diffère du deuxième état par la présence des angles vifs aux quatre coins de la plaqueet par l'absence de signature gravée sur la plaque. cette épreuve a été signée et dédicacée à Fort par Picasso au crayon. elle est imprimée sur papier Perrigot MBM et a peut-être été tirée par Picasso. Collection privée, France.
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GB Piranesi (1720-1778)
L'oeil de boeuf

Eau-forte et burin, 1745-50. 555 X 407 mm
Après avoir suivi des études d'architecture et de décoration scénique, Giovanni Battista Piranesi étudie la gravure à partir de 1740.
Les prisons étaient un des thèmes de la décoration théâtrale au XVIIIe siècle. L'effroi que donne la prison ne vient pas de l'étroitesse d'un cachot qui ne convient pas à une scène d'opéra mais plutôt par l'immensité oppressante d'une architecture énorme dans laquelle l'homme solitaire est enfermé, écrasé par cette masse, dominé par elle sans qu'il ait besoin de chaînes.
C'est la IX planche de cette série qui en comporte XVI. La première publication de l'artiste en 1750, gravée à l'eau-forte passa pratiquement inaperçue. Elle s'inscrit, malgré la sévérité du sujet, dans la tradition vénitienne d'un Tiepolo et de Canaletto, plus proche de l'esquisse que de l'oeuvre achevée qui figurera dans la 2e édition de 1760 où les planches reprises au burin sont toujours claires et fines au troisième état, puis deviennent dures et contrastées dans les états suivants.
A partir de ce moment, l'ouvrage connaît un large succès et les éditions se succèdent jusqu'en 1820 quand l'éditeur françait Firmin-Didoten fait un dernier tirage.
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R comme
Rembrandt (1606-1669)
Rembrandt faisant la moue, 1er état

Cette eau forte de Rembrandt fait partie de la série des autoportraits, elle fait partie de la collection Rothschild, fond des estampes du musée du Louvre.
On voit dans un format carré le jeune Rembrandt habillé d'un manteau le torse de 3/4 et la tête de face qui regarde le spectateur, il a les cheveux lâches et fous, il regarde d'un air mécontent... d'où le nom donné à l'estampe "Rembrandt faisant la moue"
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S comme
Pierre Soulages (1919)
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Eau-forte en couleur, 1961, 280 X 195 mm
C'est en 1951 que Pierre Soulages est entré, à l'initiative de Mme Lacourière, à l'atelier Lacourière pour apprendre la gravure. L'artiste s'exprime ainsi : "A partir du moment où l'on touche à des matériaux comme les vernis, les acides, le cuivre, le grain de résine, le sucre, enfin à toute cette cuisine, on est conduit à quelque chose de propre à la gravure, on n'a pas à le chercher. Plus je creusais le cuivre, plus le noir était profond mais à force d'approfondir ce noir, brusquement j'ai troué la planche, c'est-à-dire que j'ai troué le blanc, le blanc du papier à l'impression. Je me suis mis à travailler de cette manière, non seulement à perforer la plaque, le cuivre, mais à en faire varier le contour, ne pas me contenter du rectangle, utiliser une forme naissant des hasards, des hasards acceptés, des hasards choisis dans le travail du cuivre par l'acide. C'est comme celà que je suis arrivé à ces formes qu'on dit découpées."
Introduction au catalogue de l'uvre gravée, 1974.
Il y a un plaisir sensuel à caresser des yeux et même du doigt ce beau relief au grain multiple, aux couleurs imprévues. |
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T comme
E. Tytgat (1879-1957)
Le petit chaperon rouge
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Bois en couleur, 1915-16. 93*93 mm
Cet artiste, naïf dans la vie et dans l'art, échappe à toute classification. Il nous fait revivre dans ses bois en couleurs, imprimés à la manière japonaise, le film de sa vie simple et de ses légendes. Il a gravé lui-même les caractères typographiques et les illustrations de l'histoire du Petit chaperon rouge et à procédé à son impression, à la main, dans sont atelier de Londrespendant la première guerre mondiale.
Cet exemplaire fait partie du premier tirage de Londres édité en 1918.
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V comme
Edouard Vuillard (1868-1940)
La couturière

litho en couleur, 1961, 260 X 160 mm
L'artiste, un Nabi proche de Bonnard, très japonisant, s'intéresse à la lithographie à l'initiative de l'imprimeur Clot sous la direction duquel il exécute ses premiers essais. De nombreuses recherches préparatoires à l'aquarelle, au pastel témoignent de ses hésitations et de ses scrupules. Cette composition inaugure la série des grandes planches des Paysages et intérieurs que lui commandera le perspicace Ambroise Vollard en 1899.
"Lexquise petite Couturière assise dont les les lecteurs de la Revue blanche eurent la primeur (1894), bien que tirée seulement en deux tons (beige et bleu), annonce déjà, par la subtilité du dessin et de l'orchestration, le premier chef d'oeuvre en couleurs : Le jardin des Tuileries en 1896" CL Roger Marx, 1948
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